jeudi 17 septembre 2020

L’humour, un art viral en temps de crise ?

 


L’humour, un art viral en temps de crise ?

 

« Quand on n’a que l’humour / Pour vivre nos promesses... » (Jacques Brel)

 

Alors que la planète cumule urgence climatique, mort lente de la biodiversité, pandémie mondiale (dont on craint le retour avec anxiété),que nous reste-il, sinon  l’humour qui finit toujours par s’imposer. Surtout s’il est manié prudemment et au bon « timing ».

 

Est-ce toujours réellement le cas ?

 

Si l’on n’a jamais autant ri et souri sur les réseaux sociaux depuis l’apparition de la crise du coronavirus, c’est que l’humour s’avère une défense particulièrement avérée et efficace contre la peur et le désarroi. Ainsi, pour tenir le choc pendant le confinement, chacun a mis à disposition et au service de « l’autre » son irrésistible besoin de faire le clown afin de contrer les attaques de l’impensable pandémie et de son invisibilité.

 

C’est alors et ainsi que l’humour entra en scène et fit de la résistance, une arme de reconstruction massive !

 

La dérision fait diversion, occupe l’esprit, le corps, tue la peur, quand ce n’est pas le temps.

 

... Pour unique raison ?

 

La crise du coronavirus peut menacer nos vies, notre équilibre psychologique et nos sociétés. L'heure est grave. Et c'est peut-être justement pour cela qu'il est important de savoir en rire.

 

Les spécialistes l'affirment : dans ces moments difficiles, il est important de savoir rire de la situation. L'humour serait même indispensable à notre survie en tant qu'être humain. Il nous aiderait à surmonter les épreuves les plus difficiles.

 

Diverses études l'ont montré : rire, c'est bon pour la santé! Rire fait baisser la tension et favorise la digestion par effet de massage. Rire aide à nous relaxer et renforce notre système immunitaire en dopant la production de globules blancs. Rire nous permet de nettoyer nos poumons, car il implique de grandes respirations.

En stimulant la production d'endorphine et en limitant celle de cortisol, rire aide aussi à soulager notre stress. Et en produisant de la dopamine, rire nous apporte du plaisir et renforce notre motivation. Tant de choses utiles à ces périodes de crise.

 

Une véritable question de psychohygiène !

 

N'oublions pas non plus que l'humour est un langage universel. Ainsi rire ensemble en ces temps de confinement permet de contrôler notre sentiment d'isolement et de mieux gérer les émotions négatives qui iraient avec. Rire dédramatise les situations et diminue l'agressivité.

 

«Nous pouvons plaisanter de tout. Il est normal de rire d'une situation effrayante. C'est ce que j'appelle la psychohygiène. Une forme de libération, même si elle ne dure parfois que quelques secondes», explique Kareen Seidler, chercheuse à l'Institut allemand de l'humour au site Deustche Welle. Tout en soulignant l'importance de ménager les sensibilités de chacun. Et de privilégier une forme d’humour qu'elle qualifie de social. Comme celui que l'on trouve dans toutes ces instructions amusantes qui circulent sur la meilleure manière de se laver les mains.

 

L’humour, quel avenir ?

 

« Peut-on (encore) rire de tout ? », « Le politiquement correct est-il en train de tuer l’humour ? ».

 

 Certains ne s’embarrassent d’ailleurs plus de l’interrogatif : pour les apôtres du « c’était mieux avant », la messe est déjà dite.

 

 Cette question mérite pourtant non seulement d’être posée, mais surtout de recevoir des réponses plus satisfaisantes que les diverses levées de bouclier que l’on observe de part et d’autre ; elle nous mène à des réflexions plus profondes sur le rôle de l’humour dans nos sociétés, et à entrevoir ses nouveaux paradigmes et antagonismes, exacerbés comme tout semble l’être à l’ère des réseaux.

 

À croire certains pourfendeurs zélés du politiquement correct, l’humour ne devrait, par définition, ne pas être pris au sérieux et a fortiori être sujet à critique

 

Cette réponse, qui peut sembler aller de soi, ignore cependant le fait que « l’homme est un animal politique », pour citer Aristote.

 

L’humour et le rire, comme à peu près tout ce qui relève des rapports entre les êtres humains, sont affaires de représentations sociales et culturelles : preuve en est le fait qu’on parle volontiers d’humour british ; que la drôlerie n’est pas pareillement définie dans un milieu social ou dans un autre, dans une tranche d’âge ou dans une autre ; que certaines saillies qui amuseraient un Français feraient bondir un Canadien…

 L’humour étant un fait social, et non un fait naturel, il ne peut être déclaré exempt d’analyse quant à son rôle politique, c’est-à-dire son rôle sur les dynamiques de pouvoir, celui des des médias, en partculier.

 

« DESPROGES NE DISAIT-IL PAS… ?»

 

Le célèbre humoriste français Pierre Desproges est cité à tant à l’envi qu’à tort comme ayant affirmé, en substance, « on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui ». À tort car cette phrase, assez vague pour que chacun puisse l’interpréter comme bon lui semble, l’est généralement d’une manière qui trahit la pensée de son auteur.

 

 Dans une interview datée de 1986, il précisait ainsi son point de vue : « Il y a une expression qui dit : “On ne tire pas sur une ambulance”. J’ajouterais : “Sauf s’il y a Patrick Sabatier dedans !”… Oui, on ne peut pas rire aux dépens de n’importe qui. On peut rire des forts mais pas des faibles. »

 

La question au coeur du problème est implicitement posée : elle n’est pas « de quoi rit-on ? » (d’où « on peut rire de tout ») mais « de qui rit-on ? ». De la réponse — les forts ou les faibles, pour schématiser — dépend la position d’un trait d’esprit, entre reproduction et déconstruction des représentations sociales dominantes, des mythes au sens barthésien du terme.

 

 « Grand phénomène de sociabilité, le rire forme et défait les liens à l’intérieur de groupes et joue un rôle prépondérant dans des stratégies sociales, culturelles ou politiques », selon l’historien Jacques Le Goff. Plus simplement : « Dis-moi si tu ris, comment tu ris, pourquoi tu ris, de qui et de quoi, avec qui et contre qui, et je te dirai qui tu es ».

 

Un nouveau climat politique

 

Partant, on comprend aisément les dynamiques actuelles de contrôle social, voire de censure autour de l’humour, à notre époque marquée par une sensibilité accrue aux enjeux sociaux, politiques mais également psychologiques liés aux discriminations et aux violences sociales .

 

Les appels à un plus grand contrôle du discours humoristique, comme du reste du débat public, non seulement répondent à une volonté de ne pas se voir infligé, à très court terme, des idées et des propos perçus comme une violence, mais s’inscrivent également dans une vision stratégique plus large visant à étouffer un puissant relais de diffusion et de perpétuation des mythes tenus pour oppressifs.

 

Diverses polémiques similaires ont également éclaté en France : on pense par exemple à l’éviction de l’animateur Tex de son jeu télévisé, en 2018, pour une blague sur les femmes battues en plein mouvement « Balance ton porc », ou encore aux innombrables condamnations publiques et signalements au CSA dont a été l’objet Cyril Hanouna pour des traits d’humour contestables. 

 

Constructif par la destruction

 

Un tel climat politique a de sérieuses conséquences sur la pratique de l’humour, menant de nombreux humoristes et caricaturistes à la réflexion, voire la remise en question. Certains choisissent la facilité : pour n’offenser personne, le plus sûr reste encore de ne rien dire.

Un exemple en est le New York Times qui, après qu’une caricature a été accusée d’antisémitisme, a décidé de tout simplement cesser de publier des caricatures dans les colonnes de son édition internationale.

 

La limite, elle est dans l’intelligence du propos qu’on tient.  Ce n’est pas une question de liberté d’expression, mais bien de technique !

 

En France, l’attachement à la liberté d’expression et à pouvoir « rire de tout » reste prépondérant, mais une nouvelle garde d’humoristes tente de ne pas pour autant se vautrer dans l’inconséquence.

 

 Blanche Gardin, étoile montante de la comédie française récompensée du Molière de l’humour en 2018 et 2019, résumait ainsi cette recherche de l’équilibre : « … il ne faudrait pas qu’il y ait une censure permanente comme aux États-Unis. Il y a cette espèce d’injonction aujourd’hui à être absolument quelqu’un de bien, à s’indigner pour les bonnes causes. Mais être une bonne personne, ça n’existe pas ! Faire de l’humour, c’est forcément être sur le fil, sinon on va vers quelque chose de propre, à l’abri de tout ce qui pourrait blesser les gens. C’est impossible. En tant qu’artiste on doit pouvoir tout dire et faire toutes les blagues, mais il faut avoir l’intelligence du contexte chaque fois, et surtout travailler son écriture. »

 

Allant plus loin, Jordi Costa, critique de cinéma et de télévision espagnol, a théorisé le concept de « posthumour ».

 

Dans son essai « Un rire nouveau, posthumour, parodie et autres mutations de la comédie » il se penche sur le sujet des mutations récentes de l’humour, et imagine la possibilité d’un « festival d’humour où personne ne rit » comme « la possibilité d’une nouvelle forme de comédie ».

 

Le posthumour n’a pas pour objectif premier de faire rire, mais plutôt de susciter un inconfort, un malaise à même de pousser à une réflexion plus large sur des sujets sociaux, politiques ou éthiques.

 

L’une des questions centrales de l’essai, « l’humour peut-il être constructif ? », y trouve l’une de ses possibilités de réponse.

 

 « Tout humour qui vous amène à réfléchir ou à réaliser un paradoxe ou une hypocrisie plus ou moins intériorisée est constructif. S’il détruit ou tente de détruire un préjugé ou une construction sociale, il est constructif par la destruction », explique Jordi Costa dans une interview.


L’Humour politiquement incorrect autoproclamé, nouvelle forme de réaction

 

L’humour « politiquement incorrect » — expression qui relève aujourd’hui davantage de l’autocongratulation que de la condamnation — a pu trouver refuge sur Internet, et en particulier sur les réseaux sociaux. Le virtuel, difficile voire impossible à maîtriser en l’état, offre un espace de liberté inespéré pour ceux qui s’estiment bâillonnés. Par des sites webs à vocation de divertissement, des pages ou groupes Facebook, ou encore via Twitter, les parodies, caricatures et autres memes véhiculant par l’humour des messages a minima conservateurs, parfois franchement réactionnaires, racistes, misogynes… ont proliféré.

 

Le virtuel, difficile voire impossible à maîtriser en l’état, offre un espace de liberté inespéré pour ceux qui s’estiment bâillonnés

 

Comme toute réaction, les idées promues n’ont, dans leur substance, rien d’inédit (allant, selon les cas, d’un simple conservatisme social au rejet de l’émancipation des femmes, la pathologisation d’orientations sexuelles minoritaires, le racisme…). La nouveauté est qu’elles se pensent de manière réflexive. L’objectif, au-delà de la diffusion d’idées, est de se placer dans une position de résistance à une supposée doxa majoritaire. Les memes n’ont pas pour objectif premier de faire rire, mais de marquer son appartenance à un camp, d’offenser les personnes opposées, et de répandre un message social et politique. De là à y voir une autre forme de posthumour ?

 

En tous les cas, l’impact politique, difficile à mesurer, est très réel : l’humour sur Internet est un nouveau terrain où se jouent les luttes pour une hégémonie culturelle.


  L’humour subversif est-il mort en France ?

 

Il est loin en France le temps où les humoristes fournissaient l’arme du rire subversif contre les puissants !!

 

Et toujours par contraposée, ce qui se passe aux États-Unis met en lumière ce qui se passe, ou plutôt ce qui ne se passe pas encore en France, ou encore bien trop rarement : là où, d’un côté de l’Atlantique, on peut encore entendre un son de cloche différent, où la liberté d’expression est constitutionnellement garantie par le premier amendement, le continent européen en général et la France en particulier semblent s’enfoncer avec un délice éhonté dans l’auto-censure puis la censure assumée voire le politiquement correct le plus compact imposé par une clique médiatique et politique de plus en plus violente.

 

En plus des dérives de plus en plus nombreuses et de plus en plus évidentes dans le pays — la dernière en date du fait d’Anne Hidalgo qui réclame, pour des motifs parfaitement idéologiques et en toute décontraction, la suppression d’une campagne publicitaire pourtant parfaitement légale mas pas à son goût, et se fait heureusement débouter en justice — il suffit d’observer ce qui agite régulièrement la sphère médiatique française pour se convaincre qu’il y a bien un problème de liberté d’expression au pays des Lumières.

 

Il y sévit ainsi, très régulièrement, des groupes de pression qui ont tôt fait de faire taire ceux qui ont l’impudence de sortir des clous de la bien-pensance : depuis ces collectifs prétendûment citoyens dont le but affiché (combattre la haine sur les réseaux sociaux) se traduit par des déchaînement trop souvent haineux vis-à-vis de ceux qui osent ne pas penser comme eux, jusqu’aux habitués de la poursuite en justice grâce aux lois mémorielles et crimes « d’incitation à la haine » dont les définitions et contours sont chaque jour plus flous, l’actualité se remplit quotidiennement d’atteintes toujours plus fortes à la liberté d’expression.

 

Cinq ans après « Charlie » : « La transgression s’efface des œuvres dès qu’il est question de politique, de religion, de sexe, de couleur de peau »

 

Où en est aujourd’hui la liberté d’expression et de création à l’heure où se tient le procès de la tuerie contre « Charlie » ? Pas très bien, l’autocensure galope, souligne dans sa chronique, Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde ».

 

Il y a tant de douleur à raconter au procès Charlie Hebdo. Une mémoire à écrire. Une liberté d’expression à défendre. Ce troisième enjeu est ardu. Peu importe que la France soit beaucoup moins « Charlie » qu’il y a cinq ans. Ce journal n’a jamais cherché le consensus. Il veut juste vivre, avec la loi pour gardien. Sauf que la loi ne garde plus grand-chose, puisque le débat se joue ailleurs, dans l’opinion et dans la création.

 

Le sondage publié, le 2 septembre, par Charlie Hebdo avec l’IFOP en confirme d’autres.

 

Plus on est jeune, plus on pense que le journal n’aurait pas dû publier les caricatures de Mahomet. On le pense encore plus si on est musulman. Alors si on est jeune et musulman…

 

Philippe Lançon, rescapé de la tuerie, qui a publié un grand et si beau livre, « Le Lambeau « (Gallimard, 2018), cerne le recul de la liberté d’expression : « Charlie continue de vouloir rire ou sourire de tout dans un monde où plein de gens, surtout à gauche, ne veulent plus rire de rien, et surtout pas d’eux-mêmes. »

 

La gauche et le monde de la culture, jadis soudés derrière le Charlie qui pourfendait le pape et l’Eglise catholique, ne rigolent plus quand il s’agit de moquer l’islam. Une explication : le catholicisme était assimilé à la bourgeoisie dominante, alors que l’islam est associé aux populations minoritaires et brimées.

 

Le dessin satirique, un baromètre

 

Virginie Despentes incarne ce basculement de la gauche quand elle déclare aux Inrocks, peu après la tuerie avoir « aimé tout le monde », notamment « ceux qui ont fait lever leurs victimes en leur demandant de décliner leur identité avant de viser au visage. J’ai aimé aussi leur désespoir ».

 

Sans aller jusque-là, les artistes semblent tétanisés par l’enjeu.

 

Alors que la France est le pays où ils sont le plus protégés par la loi, que Charlie n’a pas d’équivalent dans un autre pays, la transgression s’efface des œuvres dès qu’il est question de politique, de religion, de sexe, de couleur de peau.

 

Ce qui fait beaucoup.

 

 Un espace public corseté par la “cancel culture” ne sert pas, et ne les servira jamais, les intérêts des minorités.

 

Le dessin satirique est un baromètre. S’il ne frappe pas fort, il devient niais, autant le supprimer.

 

Le New York Times l’a fait en 2019, pour éviter les ennuis.

 

 

 


vendredi 11 août 2017

L'ANAR-TISTE et FRATERNEL LEO CAMPION

L'ANARTISTE et FRATERNEL 

LEO CAMPION



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Commande :

Merci de bien vouloir m'adresser un chèque de 24 euro par ouvrage ou un chèque de 45 euro  (Frais de port inclus ) pour ces 2 livres ou par virement à ce compte:



CE BOURGOGNE FRANCHE COMTE
IBAN : FR76 1213 5003 0004 1539 0677 876
BIC : C E P A F R P P 2 1 3
Mr MOULRON ETIENNE
1 AVENUE PIERRE LE VENERABLE 

 71250 CLUNY

Etienne MOURON


1, avenue Pierre le Vénérable
71250-Cluny
France
06.75.48.31.86

emoulron@gmail.com

Votre ou vos exemplaire(s) dédicacé(s) vous parviendra(ont)

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« Il faut faire avec humour les choses graves
et
avec sérieux les choses drôles »
Léo Campion
leo-campion-photo.jpg


  Leo Campion,
l’anar-tiste farceur

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Campion 2


LIVRE 

Prépublié 




Editions Jourdan







Ce livre est dédié
à
Michel Champendal,

En hommage
à cet éditeur trop tôt parti,
(telle fut sa volonté !)
et
préfacier du livre de Léo Campion

« Le drapeau noir, l'équerre et le compas
Les maillons libertaires de la chaîne d'union »


(Éditions Alternative Libertaire)

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Table des matières



  • Avant-Propos



  • Leo Campion, l’anartiste fraternel


-        Quand Léo parle de lui
-        Sa rencontre avec Dieu
-        Léo Campion, anarchie et franc-maçonnerie

  • Florilèges et autres textes


-        Propos semi-folâtres sur la mort
-        L’art de marcher tout seul : Zo d’Axa
-        Propos divers et lexique pour rire
-        Le cul à travers les âges
-        Florilège de la fesse
-        Mon frère Donatien

  • Bibliographie et divers


  • Varia


-        Loge Léo Campion Voiron
-        Sept ans de malheur
-        La confrérie des chevaliers du taste fesses
-        Poème : Deux Hommes
-        Signe Astral


  • Remerciements et crédits

  


4ème de Couv

Léo Campion (1905-1992)

       «Il faut faire avec humour les choses graves et avec sérieux les choses drôles » « 

Léo Campion que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître, se présente ainsi :

« J’appartiens aux Chapitres et Aéropage La Clémente Amitié, au Consistoire d’Ile de France, et je suis 33ème.

Je fus à trois reprises président de l’Union Maçonnique du spectacle, qui groupait sur le modèle fédéral quatre fraternelles interobédientielles de la profession.

Cela me ramenant à mon métier, disons que j’ai derrière moi une belle carrière de chansonnier, mais que si je devins histrion ce fut autant par vocation libertaire que par vocation artistique.

Car un cabotin n’a pas de maître.

Et il n’est le maître de personne.

C’est ainsi que l’on acquiert la Maîtrise. »

Et, à un admirateur qui lui demandait: « Dois je vous appeler maître? », il répondit : « Appelez moi vieux con ».

La double appartenance, il l’a justifiait ainsi :

« Si les maçons anarchistes sont une infime minorité, la vocation libertaire de la maçonnerie est indéniable. Elle est la seule association à laquelle puisse adhérer celui qui n'adhère à rien. »


N.B: Un tout grand  merci à Thibaud Cammermans pour ces 3 belles photos


LIVRE 

Prépublié 


Editions Jourdan




Enfin un livre sérieux ! 

Indépendamment de sa rigueur historique, " Le cul à travers les âges " , vaste fresque fessière des origines à nos jours, est aussi l’étude do-cul-mentée d’une science divinatoire nouvelle.

 Ce « cul » se lit comme un roman, et puis se relit avec une délectation accrue. Léo Campion a écrit là une œuvre maîtresse, une œuvre qui fera date.

 Tout ce qui est dit, a été dit, pensé et écrit sur les fesses en un seul volume. 

Un best-seller de Léo Campion enfin réédité ! 

 . Ce " cul " se lit comme un roman, et puis se relit avec une délecta- tion accrue.

Elle a sa place, une place de choix, dans la bibliothèque de l’honnête homme. Comme dans celle de l’honnête femme. 

Ou de l’honnête hermaphrodite!



    
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Etienne MOURON


1, avenue Pierre le Vénérable
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emoulron@gmail.com

Votre ou vos exemplaire(s) dédicacé(s) vous parviendra(ont)

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Certains se souviendront non sans  émotion de cette toute première émission satirique qui fit les beaux jours de la télévision Française naissante : " La Boîte à sel",ancêtre des « Petit rapporteur,  bébêtes show »ou autres« guignols de l’info».
 Il s’agissait d’une émission bi mensuelle, crée par Pierre TCHERNIA et les chansonniers Jacques Grello  et Robert Rocca, émission particulièrement et joyeusement impertinente qui résista contre vents et marée à tous les ministères de l’information de cette époque ; du 16 Octobre 1955 au 2 Février 1960 jour où elle se saborda elle-même pour cause de censure ; nous étions alors en pleine guerre d’Algérie et Simone Signoret venait d’être interdite d’antenne !
 Parmi les joyeux drilles de cette équipe qui préférèrent se saborder ce jour là plutôt qu’être muselés il y en avait un qui avait fait de la liberté son étendard libertaire : Léo CAMPION, qui se présentait, fort bien d’ailleurs !, lui-même comme

Anarchiste, libre penseur, pacifiste "

le-drapeau-noir.jpg

et Franc-maçon
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à quoi il est indispensable d’ajouter ses réelles et grandes qualités de
 farceur, humoriste et chansonnier 
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le-petit-campion-illustre.jpg

sans oublier parmi les divers titres qui l’honorèrent ceux de

" Régent de l'Institut de Pataphysique 
et de
Grand Maître
de la Confrérie des Chevaliers du Taste Fesses "

confreries-des-tastes-fesses.jpg
Voyez ces liens:
i
annuaire-du-taste-fesses.jpg

CONFRÉRIE DES CHEVALIERS DU TASTE-FESSES

Hommage à Léo Campion 

19 janvier 2005 
Siège du G O D F
Discours prononcé par le Sérénissime Grand-maître

Honneur et gloire à nos FF\ Léo Campion et Yvon Tanguy, Grands Maîtres de la Confrérie, passés à l'Orient et Fesses éternels.
" Il faut faire avec humour les choses graves et avec sérieux les choses drôles ". 

Telle était la devise de Léo Campion. Elle illustre bien sa double personnalité : Chansonnier humoriste, histrion comme il aimait à le dire. Le plus parisien des belges et le plus belge des parisiens, fonde le 6 mai 1959, après une nuit bien arrosée avec de joyeux drilles, la Confrérie des Chevaliers du Taste-Fesses. 

Reconnue en Loi de 1901, et ayant pour but : " Main-tenir Montmartroisement et Internationalement, sur des bases solides et palpables, les fondements de l'Humanité."
les-fesses.jpg
" Quand  la femme n'a pas de fesses,
la main de l'homme est en détresse"
Léo campion
Quand Léo Campion, Grand Maître de la Confrérie des Chevaliers du Taste Fesses, nous parle de cette partie de nous-mêmes que nous ne pouvons voir que dans un miroir et dont la vue nous fascine, surtout pour nous les hommes quand il s'agit de celle des femmes, le discours est fessu sans être d'arrière garde!

Et il fit des émules; l'on vous recommande tout particulièrement ce livre de Jean Luc Henning,
" Brève histoire des Fesses"
( éditions Zulma)
dont un critique a dit après sa lecture:
" Depuis que j'ai lu ce livre, je ne m'assois plus pareil!"

fesses3.jpg



Les Frères Jacques chantent
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Le Taste Fesses ne pouvait rester insensible à cette mani-Fessetation sportive : 
Le Tour de Moncuq :

image: http://lephare1.e-monsite.com/medias/images/le-tour-de-moncuq.jpg?fx=r_660_660
Le tour de moncuq

Afin d'apporter sa fesse à l'édifice, voici quelques lieux propitiatoires, que notre Passé Grand Maître Léo Campion nous avait conseillés (peut être pour le prochain tour)
- Voray sur Ognon (Haute-Saône) 
- Trouville (Calvados)
- Sortie du Tunnel du Trou de l'Homme, à Etretat (Seine Maritime) 
- Le Saint Trou (Var). 
- Tournedos (Eure).
- Le Tourne-Cul, lieudit près de Tourcoing (Nord)
- Pau (Basses Pyrénées)
- Ognon (Oise).
- Luneville (Meurthe et Moselle)
- Fessons sous Briançon (Savoie) 
- Fesson (Charente)
- Fessey-Dessous-et-Dessus (Haute Saône). 
- Feissons sur Isère (Savoie).
- Duranus (Alpes Maritimes)
- Cuts (Oise)
- Culan (Cher)
- Le Cul (Deux-Sèvres)
- Cuddalore (Indre) 
- Cucuron (Vaucluse)
- Cublanc (Corrèze) 
- La Chapelle des Pots (Charente Maritime) 
- le département du Bas Rhin 
- la Baise Derrière (Haute Garonne)
- l'Arrêt Derrière (ruisseau pyrénéen)
Il existe à Paris une rue de la Lune (2e arr-), une rue du Baigneur (18e Arr-. ) et une rue Brise-Miche (4e Arr-. ).
La rue du Pélican (1er Arr-. ) s'appelait au XlIIe Siècle la rue du Poil au Cul.
Cul des Sarts (Belgique)

N.B: Un tout grand merci au Grand Fesse-Master Taste Fesses pour cette carte et cette bien précieuse liste!

Léo Campion  (1905- 1992) fut largement connu et reconnu de son vivant, par son sens inouï du comique et de la dérision et une immense notoriété l’accompagna tout au long de sa deuxième moitié de vie .
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Franc-maçon assidu et passionné,  puisqu’il gravit non seulement tous les degrés jusqu’au 33ème  et nous laissa aussi un certain nombre d’ouvrages de réflexions sur la Franc maçonnerie et le mouvement libertaire et anarchiste (dont « Le drapeau noir, l’équerre et le compas » et « Sade franc maçon »)
sade-franc-macon.png

Une loge à Moirans (38) porte son nom et honore sa mémoire:

leo-campion-moirans.jpg
Voyez ce lien:

Né de père belge et d’une mère Montmartroise, ayant dans sa jeunesse, comme il le disait lui-même " les mêmes idées que tout le monde, c'est-à-dire aucune ", deux évènements vont pourtant mettre le jeune Léo sur un chemin de vie qu’il ne quittera plus : Son service militaire qui et le rendra définitivement anti militariste et pacifiste et sa rencontre ensuite, à Bruxelles en 1923 avec le  fameux bouquiniste anarchiste Marcel Dieu, plus connu sous son surnom de Hem DAY(M.D !) ; celui-ci lui fera connaître la Franc- Maçonnerie en laquelle il sera  initié, à Bruxelles à la loge, « Les Amis philanthropes » ;  Il a 25 ans,  et  jamais il ne reviendra sur cet engagement s’attachant, chaque jour, à mettre en harmonie parfaite sa vie profane et sa vie maçonnique avec les seules armes qu’il connaît et maîtrise le mieux : les mots, la caricature,  l’humour et le mot LIBERTE écrit en majuscule sur son étendard de vie.
Expulsé du territoire français à la suite d'une campagne de L'Action française, il retourna en Belgique où il fut condamné, en 1933, en compagnie de Hem Day à dix-huit mois de prison pour avoir renvoyé son livret militaire à l'expéditeur.
hem-day.jpg

Cette fine plume anarchiste avait aussi un assez joli coup de crayon.
De 1930 à 1936, il exerça ses talents de caricaturiste pour le compte du journal bruxellois Le Rouge et le Noir tout en commençant une carrière de chansonnier ; ses allers venues incessants entre Paris et Bruxelles faisaient de lui un messager idéal pour la résistance française ce qui l’amena, lui qui n'avait rien demandé, à recevoir  à la Libération la croix de guerre, un comble pour cet ancien secrétaire du Comité maçonnique pour l'objection de conscience et de la section belge de l'Internationale des Résistants à la Guerre.

Après la Seconde Guerre mondiale, Léo Campion démontra encore une fois qu'il avait plus d'une corde à son arc en devenant comédien, directeur de cabaret      (Le Caveau de la République, et le  Tabou où il se produit avec Pierre Dac), Producteur à la Radio télévision française (ORTF)  et animateur à la radio du " Cabaret du Soir "  et participant  au feuilleton Signé Furax de Pierre Dac et de Francis Blanche; fondateur en  Belgique, du tout premier hebdomadaire satyrique « Pan ». L’ancêtre de « Charlie Hebdo » et du « Canard Enchaîné »
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Acteur de théâtre, Jean-Louis Barrault l'a mis en scène dans Rhinocéros, d'Eugène Ionesco en 1961 ; Phi-Phi en 1957 et il joue au cinéma dans French Cancan de Jean RenoirLa Lectrice de Michel Deville et tient le rôle principal d'une série télévisée intitulée Les brigades des maléfices en 1971.

 Tout au long de ses multiples activités, jamais, il n’abandonna ses activités militantes, faisant plusieurs galas de soutien en faveur de la Fédération Anarchiste et apportant souvent aide et solidarité aux libertaires : A vrai dire, il n'y  eut jamais eu chez lui de rupture entre l'artiste et l'anarchiste.
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 Léo Campion a rejoint " l’Orient Eternel " le 6 mars 1992, Il repose au cimetière de Saint-Ouen à deux pas de la tombe d’Alphonse Allais qu’il admirait tant.

"..... Alphonse Allais commençait ainsi une conférence: « Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
« On m’a demandé de vous faire une conférence sur le théâtre. J’ai peur qu’elle ne vous attriste, car, comme vous le savez, malheureusement, Shakespeare est mort, Cor­neille est mort, Racine est mort, Molière est mort, Beau­marchais est mort, Régnard est mort, Marivaux est mort… et je ne me sens pas très bien moi-même. »
Depuis, Alphonse Allais est mort lui aussi.
Sans qu’il y ait lieu de s’inquiéter outre-mesure de tous ces précédents, on peut quand même légitimement se demander s’il ne nous adviendra pas d’également mourir un jour? Et si, sans être systématiquement alarmiste, on songe que s’ajoutent tant d’autres auteurs précédents aux précités, on peut quand même penser que les probabilités en sont grandes.
Très suffisamment en tout cas pour m’avoir amené à méditer sur cette éventua­lité. Et à vous exposer le fruit de mes méditations.
Dans l’attente de l’illusoire découverte d’un élixir d’immortalité qui surviendrait pendant les années qui me restent à vivre. Mais je conviens de l’optimisme un tanti­net chimérique de cet espoir.

Ce qui est désagréable, a priori, n’est pas d’être mort, mais de mourir. "....

N.B: Vous trouverez la suite de cette conférence en cliquant sur ce lien: 

http://hiram3330.unblog.fr/2008/06/21/propos-semi-folatres-sur-la-mort-par-leo-campion-1/

 BIBLIOGRAPHIE de Léo CAMPION:
1.    Abrégé de rétrophysiognomonie élémentaire (hors commerce), Publication interne de la faculté de Pygologie, 1966, 31 p.
2.    Les Anarchistes dans la F... M... ou les maillons libertaires de la chaîne d'union, éd. Culture et Liberté, Marseille, 1969, 176 p. (seconde édition). – [Première édition, 244 p., réservée aux maçons.] – Troisième édition (complète ?) : « Le Drapeau noir, l’équerre et le compas », éd. Goutal-Darly, 1978, 158 p ; rééd. – Maison de la solidarité et de la fraternité d’Evry-Alternative libertaire, Bruxelles, 1996, 180 p. – préf. de Michel Champendal, éd. Alternative libertaire, Oléron, 2004, 104 p. – reprod. de l'éd. de 1996, augm. de deux textes de Patricio Salcedo, Editions K'A, Ille-sur-Têt, 2013, 190 p.
3.    Apologie de la patrie, Pensée et Action, Bruxelles, s.d. [1935], 21 p. Ascaso et Durruti, L’Emancipateur, Flémalle, 1937, 8 p.
4.    Autour d'un procès, en collaboration avec HEM DAY éd. Pensée et Action, Paris-Bruxelles, 1968, 103 p.
5.    A toutes fins inutiles (« poèmes facétieux »), éd. du Sablon, Paris, 1946, 94 p.]
6.    Code de la bienséance à l'usage des adultes, illust. de l'auteur, Calmann-Lévy, Paris, 1957, 206 p.
7.    Contes d'apothicaire, Michel Dansel, Paris, 1982, 146 p.
8.    Croquis contemporains, illust. de l'auteur, Géo Morris, Bruxelles, 1932, 72 p. [aCCFR] [éd. originale tirée à 200 ex., constituant une filouterie montée par Léo Campion et Gérard Leretour pour extorquer des fonds à divers petits notables bruxellois avides de notoriété.
9.    Le Cul à travers les âges, SOS Manuscrits éditeur, coll. Michel Dansel, Paris, 1981, 174 p.
10.  Défaitisme, L’Emancipateur, Flémalle, 1936, 16 p.
11.  Dictionnaire subversif, préf. de Pierre Fontaine, illust. de l'auteur, Imp. A.H. Bolyn, s.d. [3 éditions (1933, 1935, 1939)], 23 p.
12.  Le Drapeau noir, l’équerre et le compas, cf. Les Anarchistes dans la F… M…
13.  L'Enigmatique Beluga. Roman presque policier, poème-préf. d'André Mile, illust. de l'auteur, Les Humoristes, Liège-Paris, 1943, 145 p
14.Essais (non transformés), postf. de Roger Rabiniaux, Culture et Liberté, Marseille, 1983, 106 p.
15.  Florilège de la fesse, B. Gadeau, Eaubonne, 1989, 36 p. [CCFR]
16.  Illégalisme de la liberté, éd. Culture et Liberté, Marseille, s.d. (1983), 7 p.
17.  J'ai réussi ma vie, préf. de Roger Leray [« Grand Maître du Grand Orient de France »], Editions du Borrego, Paris, 1985, 157 p. [CCFR, CDA, CP, IIHS]
18.  Klette, traduit de l'allogène, postf. de Pierre Dac, Calmann-Lévy, Paris, 1955, 197 p. [CCFR, CDA]
19.  Lexique pour rire illustré, Le Cherche Midi, coll. Les Pensées, Paris, 1982, 165 p. [CCFR] ; rééd. Marabout, Verviers (Belgique), 1987, 159 p.
20.Libres pensées d’un libre penseur, éd. Bagaude, Paris, 1990, 209 p.
21.  Mon bon Frère Donatien, conférence, éd. Culture et Liberté, Marseille, 1982, 16 p.
22.  Le Noyautage de l’armée, préf. d'Ernestan, Pensée et Action, Bruxelles, s.d. [1935], 24 p. Palabres [illust. de couverture de Léo Campion], préf. de William Shakespeare (sic), Les Editions du Scorpion, Paris, 1961, 224 p.
23.  Le Petit Campion illustré, dessins de l'auteur, nb. éd. : Jungers, Bruxelles, 1941, 1941, 1942, 1943, 1945 ; Sennac, Paris, 1947, 1947 ; Sapra, Paris, 1950, 1953 (avec une couverture de Jacques Grello, 200 p.)
24.  Pour lire sous la douche (poèmes), aux éditions du triangle hallucinant et de la balayette infernale conjuguée, 1938.
25.  Réflexion sur la violence, L’Emancipateur, Flémalle, 1935, 8 pRegrets éternels, Cahier Elan poétique, s.l., s.d., n.p. Robaïyat (poèmes), Cirnov, Paris, 1984.
26.  Le Roman d'un fripon, Calmann-Lévy, Paris, 1956, 210 p.
27.  Sade franc-maçon, Cercle des amis de la bibliothèque initiatique, Paris, 1972, 163 p. [CCFR, CP, IIHS]
28.  Le Temps qui passe (poèmes), Cirnov, Paris, 1980
29.  Zo d’Axa, Pensée et Action, Bruxelles, 1936, 55 p.; rééd. – [extraits ?], Les Cahiers de Contre-Courant, s.l., s.d., pp. 186-200 [16 p.] – [réencartage du précédent] « Le Libertaire », coll. Les cahiers de Contre-Courant, n° 4, Le Havre, 1991, 16 p.
30.Zoophilie en noir sur blanc (33 dessins inédits), Editions Opsis, Joinville-le-Pont, 1981. [aCCFR]


Liens divers concernant Léo Campion:

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En ces périodes de grande  fraternité et tolérance joyeuse,

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cette phrase de Léo prend toute sa dimension:
" Les racistes me font chier, les patriotards me font chier. Les puritains me font chier. Les censeurs, les arrivistes, les matuvus, les moralistes, les hypocrites me font chier; J'aurais bien du mérite à être constipé..."
("  Libres pensées d'un penseur libre"
- Éditions Bagaudes 1990) »

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Une association  loi 1901 appelée:
" Les Gélastes Amis de l'Anar-tiste Fraternel Léo Campion" 
est en cours de création; toutes les personnes intéressées à y adhérer sont chaleureusement bienvenues.

Bulletin d'adhésion ci-dessous à nous renvoyer accompagné de votre cotisation)




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 Etienne MOULRON

Ancien des éditions Gallimard  sur le Benelux et le Maghreb
 Co-Fondateur du village du livre de  Cuisery(71)
 Ancien Président de l'office de tourisme de Cluny(71)
 Fondateur de la Maison du rire et de l'Humour de  Cluny
 Fondateur et gardien du  P.H.A.R.E,
Parti de l'Humour Attitude et d'en Rire Ensemble
La Maison du rire et de l'Humour/Le P.H.A.R.E
1, Avenue Pierre le vénérable
71250-CLUNY
06.75.48.31.86

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 les beaux jours de la télévision Française naissante : " La Boîte à sel",ancêtre des «Petit 

rapporteur,  bébêtes show »ou autres« guignols de l’info».
 Il s’agissait d’une émission bi mensuelle, crée par Pierre TCHERNIA et les chansonniers Jacques Grello  et Robert Rocca, émission particulièrement et joyeusement impertinente qui résista contre vents et marée à tous les ministères de l’information de cette époque ; du 16 Octobre 1955 au 2 Février 1960 jour où elle se saborda elle-même pour cause de censure ; nous étions alors en pleine guerre d’Algérie et Simone Signoret venait d’être interdite d’antenne !
 Parmi les joyeux drilles de cette équipe qui préférèrent se saborder ce jour là plutôt qu’être muselés il y en avait un qui avait fait de la liberté son étendard libertaire : Léo CAMPION, qui se présentait, fort bien d’ailleurs !, lui-même commeRead more at http://lephare1.e-monsite.com/pages/les-gelastes-amis-de-l-anar-tiste-et-fraternel-leo-campion.html#mkhBF7wW01xBeIjS.99